Mine de rien …

…les garçons travaillent dans la mine

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La thématique de la mine est mise en avant dans cette création. Le titre fait allusion à un recueil d’articles publié en Hongrie dans les années 90 qui traite le sujet tantôt sous un angle sérieux, tantôt le tournant en dérision. C’est ce ton que la chorégraphe désire adopter.

Confronter et confondre la photographie et la danse. L’objectif est de croiser les regards : l’œil du photographe transforme et dématérialise les matières (corps des danseurs) et le regard du chorégraphe reprend les matériaux et les énergies qui en émanent. La transversalité prend forme à travers un dispositif scénographique « minimaliste » : les images des interprètes, ainsi que des visuels relatifs aux lieux et aux matières sont projetés sur les murs, le sol et les interprètes à travers une démarche vidéo.

Le voyage continue à travers les matières sonores provenant avant tout de poèmes d’Attila JOZSEF, poète hongrois et universel. La musique d’inspiration d’Europe de l’Est avec les improvisateurs français est au rendez-vous.

Ce minimalisme voulu apparaitra également à travers la danse : en dehors des soli très dépouillés, des connexions feront revenir un rapport très corps à corps entre les interprètes, non dépourvu d’humour.

La rencontre avec le photographe Bruno Dewaele et la découverte de son travail visuel ont été une des sources d’inspiration pour la chorégraphe Carla Foris. Les deux artistes ont déjà collaboré par le passé mais le projet chorégraphique autour de la thématique hongroise leur permet d’utiliser leurs formes d’expressions complémentaires au sein d’un seul et même espace temps, à travers un dispositif scénique original.

Bruno Dewaele, originaire du Nord, a toujours été fasciné par la fumée des usines, les cheminées à perte de vue, les territoires industriels, la cendre… Ces sujets ont inspiré ses photographies et ont façonné son identité visuelle : images teintées de noir, gravité de la lumière, poussières opaques… Carla Foris, originaire de Pécs en Hongrie, a aussi grandi à proximité de mines, de carrières et de bois. Les thèmes de la matière, de la lumière et de la mine deviennent une passerelle entre leurs deux cultures européennes.

La poésie d’Attila József est le fil conducteur, l’inspiratrice. La thématique des banlieues aux paysages industriels, les absurdités du monde industriel et du capitalisme sont des références centrales de son œuvre. Miért legyek én tisztességes ? (Pourquoi être honnête ? On m’achèvera de toute façon. Pourquoi ne pas être honnête ? On m’achèvera de toute façon) dit-il dans un poème éponyme.

Une Résidence de 2 ans à Houdain a permis de monter cette pièce, l’occasion pour l’équipe d’aller à la rencontre des habitants, d’échanger avec des anciens mineurs et de découvrir d’anciens sites miniers. En s’immergeant au cœur du territoire minier et dans la vie locale de la commune, Carla Foris et ses danseurs se sont inspirés de l’histoire de ces gens pour créer ce spectacle…

DISTRIBUTION

 Chorégraphie : Carla FORIS

Textes : Camille Faucherre

Interprètes :

Charles-Edouard DANGHIN, Magali MUNCH, Nathalie RENARD, Maude VERGNAUD

 Scénographie vidéo : Bruno Dewaele

Vidéo : Stéphane Dhenin

 Musique : Eddy Depoorter et Nicolas Mahieux

 Création lumières : François Cordonnier

Costumes : Ana Guérin

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